Un psychothérapeute à la Montagne.

 

Il y a plein de psy(s) en tout genre et dans tout le département, ils sont certainement aussi bons sinon meilleurs que moi, comprenez donc que je ne vaux pas plus qu'un autre et c'est très bien ainsi.

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Franck ISNARD, Hypnologue, Psychothérapeute (photos de 2011).

Né quelque part au XXème siècle.

 

Le pourquoi du comment.

 

Comment devient-on psy et pourquoi ?


- Le comment n’a aucune importance.

 

Alors pourquoi ?


- Parce que c’était une évidence… En 1999 ce ne fut pas la fin du monde (pas plus qu’en 2012), pourtant un cancer à l’estomac eu raison de mon ancienne personnalité et il me fallut bien du temps pour comprendre et digérer cette amputation, cette gastrectomie des 4/5ème.

Je compris qu’après une telle expérience je ne serai plus le même, et si par malheur je ne changeais pas, j’en mourrai certainement. Alors tel un animal blessé, j’ai cherché du réconfort dans l’analyse, la méditation et l’autohypnose…

L’autohypnose m'a permis de me reconstruire physiquement, mais cela ne suffisait pas et je compris alors que le chemin déclenché par la thérapie ne s’arrêtait pas, qu’il était une perpétuelle marche en avant aux travers des expériences transitoires, aux accents parfois déstabilisants.

 

Ne s’éloigne-t-on pas du sujet ?


- Peut-être… Bref, j’ai compris que mon corps se mourrait car je passais à coté de ma vie, pour diverses raisons et excuses ne cachant qu’égoïsme, matérialisme et futilités illusoires.

La vie est une école de l’amour, apprendre à aimer, à s’aimer, à aimer les autres. Tout le reste n’est que conflit. Le conflit c’est l’opposition, le refus… Peut-on refuser la dualité ? Peut-on refuser la nuit et le jour ? Le plein et le vide ?

Ces refus des évidences personnelles génèrent des champs perturbateurs puissants et les idées qu’ils véhiculent sont comme des vagues rythmées par le mental. Il y a des tsunamis locaux, certains organes sont touchés en référence à ces idées, et la répétition ancre silencieusement le pire dans le meilleur.

 

 

Là on est complètement sorti du sujet, pourquoi es-tu devenu psy ?


- Après cinq années de brainstorming, de recadrages, d’acquisition de techniques thérapeutiques, j’ai compris que j’étais prêt, car je me préparais inconsciemment depuis mon enfance où tout petit je m’imaginais devenir plus tard professeur de sagesse. Ensuite il m’a fallut gouter les expériences jusqu’à ce que je sois prêt, mur, sur et certains disent un peu dur.

Je suis psy pour aider les gens à trouver une issue à leurs souffrances, en les mettant parfois face aux évidences de leurs vies. Mais qu’importe, je souhaite du résultat, une progression positive, ensuite la personne rééquilibrera d’elle-même le reste de sa vie.

La souffrance est un message, le refuser c’est perdre la possibilité de le lire et puis la boite s’encombre, sans compter la pluie qui vient mettre son grain... C’est bon, j’ai répondu là ?

 

Oui, c’est bon, merci.

 

F.I.