Addictions & dépendances

 

La plus forte demande dans ce domaine concerne le tabac, vient ensuite l'alcool , le cannabis, le chocolat et le sucré, internet (cyberdépendance et technodépendance).

Ensuite les médicaments psychoactifs, les achats et les débits compulsifs, les jeux d’argent et de hasard.

Plus rarement encore, la dépendance et la codépendance affective ou sexuelle, le sport extrême ou intensif, le travail pathologique (ou workaholism).

 

 

Le tabac et le sevrage tabagique.

Cette bonne vieille fumée de notre jeunesse, ce plaisir subtil alliant suicide et petit feu…

Vous avez besoin du tabac, lui seul est capable de maîtriser le feu intérieur qui brule en vous. Il vous permet de vous cacher, de tuer le temps, il vous donne du courage en brandissant ce sceptre de peurs. Il est cher, il pue, il imprègne son serviteur d’une impitoyable fumée acide, plate et métallique.

Alors, si vous désirez arrêter de vénérer le tabac, si vous voulez en plus arrêter de le fumer, ne plus dépendre de lui, devenir libre et frais comme un matin de printemps. C’est une bonne idée qui pourrait se transformer en excellente décision.

Au cabinet, si vous n'avez pas trop de "casseroles", comptez deux consultations, une pour les questions (l’anamnèse), l’autre pour l’action (l’hypnothérapie). Sinon comptez comme pour une thérapie brève de quatre à six consultations.

 


L’alcool et le sevrage alcoolique.

La culture, les traditions, le savoir vivre, la douceur, l’intelligence…

L’alcool, cette drogue dure, est un puissant somnifère qui endort l’esprit du consommateur afin de lui éviter les souffrances des anciennes affaires non intérieurement réglées. C’est aussi un fameux désinhibiteur qui permet au plus timide d’exprimer ses pensées sans barrière. Il réchauffe, détend les muscles, il calme la bête, l’alcool est confortable.

Pourtant, il permet aussi à l’homme d’être pire que la bête, par sa violence, l’oubli de soi-même et des autres… Je le vois comme la manifestation d’une allergie au réel.

Ici, nous entrons dans une véritable dépendance, lourde et complexe, qui nécessitera un effort soutenu et un réel désir de sevrage afin de se libérer de l’emprise de la plus dure, lourde et mortelle de toutes les drogues.

Le sevrage alcoolique nécessitera un profond désir de changement, car bien souvent les alcooliques ne viennent pas d’eux-mêmes en consultation, mais pour faire plaisir à un proche, à la famille, au conjoint. C’est du sérieux, du lourd, qui concerne autant les femmes que les hommes.

Le sevrage alcoolique demande la mise en place d’une thérapie patiente, à paliers. Comptez au minimum une dizaine de consultations et un travail personnel quotidien.

 

 

Le cannabis et le sevrage cannabique.

Calmant, calmos, tranquillos… Parfois effrayant, paranoïaque, oublieux, le cannabis emmène le consommateur à l’amplification émotionnelle, quelle soit agréable ou non.

Beaucoup de nos jeunes ados en consomment, certains se dés-sociabilisent, d’autres se déscolarisent, une grande majorité le goute par curiosité et n’y revient pas. Pour le sevrage c’est un jeune adulte ou un adulte qui fera la démarche, inutile d’emmener votre ados en consultation s’il ne l’a pas demandé lui-même.

 

 

Le chocolat et le sucré, une partie des troubles du comportement alimentaire (TCA).

Ici nous entrons dans une addiction toute féminine, le besoin d’affection, de douceur, de sécurité est confié le plus souvent à théobroma cacao (l’alcaloïde du chocolat) ou à son ami l’extraordinaire panel de sucreries en tous genres.

Le sujet n’est pas facile, car la demande est généralement double : addiction au sucré + surpoids.

Il est tout à fait possible de supprimer cette addiction au sucré, par contre il est plus difficile de supprimer le surpoids. Alors il y aura certainement déception car la suppression du chocolat plaisir n’aura pas ou peu eu d’effet sur le poids, ce qui peu entrainer une frustration et une rechute.

 


Internet (cyberdépendance), le jeu pathologique et tablettes (technodépendance).

L’hypnose permanente, les yeux bombardés par les photons des situations artificielles.

Mon Facebook, mon Twitter, mon Cybersexe. Toxicomanie sans drogue et sans odeur, dé sociabilisassions, immersion totale dans des mondes illusoires et inutiles.

Perte du sens de la vie, perte des repères sociaux, perte de la connaissance du bien et du mal, perte de la moralité, perte des capacités physiques.

Internet est un outil fantastique, pourtant il a plus enlevé à l’homme qu’il ne lui a apporté.

L’enfant, l’adolescent et l’adulte apprennent à tuer pour le plaisir, les jeux de meurtres et massacres divers sont estampillés de +3 ans à +18 ans, la différence n’étant qu’une affaire de sang.

Des mondes parallèles suffisamment immenses pour focaliser toute l’attention, toute l’énergie, tous les phantasmes, et laisser la réalité bien loin derrière ces préoccupations mortes-nées.

C’est carrément une affaire de société, une société complètement décérébrée qui confie sa vie aux pensées prémâchées en provenance de ces écrans aveuglants et faussement interactifs.

Alors c’est un changement de paradigme dont il est question, un véritable retour vers l’humain, vers soi, et outre la dimension thérapeutique, le cyberdépendant va devoir sérieusement revoir son monde intérieur, sa philosophie, sa spiritualité, sa conscience.

Si parfois l’homme est à coté de ses pompes, le cyber ou technodépendant est à coté de sa vie, et s’il n’y prend garde il la perdra totalement pour s’en être trop éloigné.